Au Pays du Matin Calme

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samedi 19 juillet 2008

De retour

Du salon, chez mes parents à Saint Sébastien-sur-Loire. Séoul me manque!

Voilà presqu'une semaine que je suis rentrée en France après dix derniers jours très intenses à Séoul, où j'ai parlé transports et développement durable avec des gens venant des quatres coins du monde. Dix jours riches en discussions passionnantes qui m'ont permis de regarder Séoul d'un oeil différent, tourné vers notre "sujet de recherche". J'ai tout de même parfois eu l'impression d'être dans un camp de vacances et même si l'ambiance était très sympa, je regrette un peu que notre travail n'est pas abouti à quelque chose de plus sérieux.
Après ça, j'ai passé ma dernière journée à Séoul à dire au-revoir et à faire ma valise un énième fois, pour de bon cette fois. J'ai pleuré un peu, beaucoup même. Et n'ai pas dormi, profitant de tous jusqu'au dernier moment... Le voyage vers la France a été long, rempli d'excitation comme d'angoisses. Halte cotonneuse chez mon amoureux, retour à saint Sèb' et le bonheur de retrouver ceux qui m'ont manqué malgré une année fantastique à Séoul.

Depuis, je redescends de mon nuage coréen. Enfin le plus lentement possible, car je passe beaucoup de temps le nez dans mes photos...

dimanche 29 juin 2008

Vadrouilles

Cette semaine a été une semaine de trajets en bus et de dernières découvertes, de trop peu de sommeil aussi. Plutôt intense! Elle a commencé par de l’énervement face à une chambre pleine de choses précieuses ( « souvenirs » collectés au fil de l’année et que j’ai soigneusement entassé) qu’il m’a fallu abandonner, faute d’une valise déjà prête à déborder.

Histoire d’oublier ce début de journée, je suis allée camper sur le bord d’Hangang, le fleuve immense qui traverse Séoul, avec Jin-joo et sa petite sœur, Son-kyoo et Jarrett. Regal de barbecue et coucher de soleil tout rose sur Séoul…

Réveil le lendemain sur un ciel d’été, p’tit dèj dans l’herbe et Seoraksan en tête. Car plus tard dans la journée, départ pour Sokcho et Seoraksan, fameuses montagnes de Corée. Le ciel d’été s’est déjà envolé lorsque nous y arrivons après trois heures de bus. Il pleut sans discontinuer par la fenêtre du condo que nous avons loué. La soirée se passe donc dans les bains chauds du jardin. Jimjilbang, bains brûlants à travers les gouttes, quelques brasses dans la piscine et un air de vacances qui s'installe...

Le lendemain matin, la pluie est toujours là et nous n'avons toujours pas vu les montagnes. Mais on s’y dirige quand même! Vu le temps, on commence par une petite balade le long de grosses cascades. De petits écureuils nous accompagnent sur le chemin et nous mangent dans la main. Et puis vers 13 heures, la pluie se fait de plus en plus ridicule et nous décidons alors de grimper jusqu’à une grotte, Kumgang, où un ermite Bouddhiste a vécu. Cette petite rando s’avère superbe et la vue de la grotte est impressionnante. Ravis d’avoir pu profiter de cette journée, on rentre au condo sous le soleil et le sourire aux lèvres. Le lendemain, le bus pour Séoul nous attendant à 14 heures, nous n’avions pas assez de temps pour randonner. Du coup, on a pris le cable car, grimpé pendant trente minutes et profité de la vue dégagée sur Seoraksan et la mer de l'Est.



































Au fond, la mer de l'Est...







De retour a Seoul, un buffet en compagnie de l’IICE et de tous les étudiants étrangers nous attendait. Alors que tous étaient plutôt bien habillés (Les Japonais ont même testé les coiffeurs coréens pour l’occasion. Résultat malheureux : Ryota a les cheveux orange-rose et Seil a une frange horrible…) nous nous sommes pointés en shorts et T. Shirts plus très propres. Mais après deux jours de ramiones, même pour le p’tit dèj’, on s’est jeté sur le buffet, les sushis, les viandes en sauce, et les desserts…



Sans chambre, Jin-joo et moi avons dormi au S-Café. Enfin, « dormi » est un bien grand mot. Disons que je suis tombée du canapé plus d’une fois et qu’à… 7 heures, j’étais au point de RDV prévu, prête pour une journée mémorable à la DMZ, la zone (4kms de large, 241 de long) qui sépare les Coréens depuis la fin de la guerre en 1953.
Nous sommes arrivés à la Joint Security Area en une heure.



On a d’abord visite la fameuse pièce où a été signé le cessez-le-feu. Partie Corée du Sud et Corée du Nord. Il s'agit su seul endroit où on peut poser les pieds en sol nord-coréen. Les soldats sont en position de taekwondo et ont l’air près à bondir, la tension est palpable. De l’autre côté de la ligne qui sépare ces petits bâtiments bleus, se trouve un grand bâtiment nord-coréen. Ils y ont rajouté un troisième étage pour qu’il soit plus grand que la Freedom House sud-coréenne, située juste en face.









Après cette visite, nous sommes allés au troisième check-point, d’où on peut voir le Propaganda Village, nord-coréen. Maintenant inhabité, un immense drapeau (160 mètres) s’y dresse. Les nord-coréens l’on voulu aussi grand pour dépasser le drapeau sud-coréen d’en face (100 mètres…).



Du check-point, on peut aussi voir le pont de non-retour. C’est par là que s’est effectué l’échange des prisonniers après la guerre. Les prisonniers ont pu choisir de retourner en Corée du Sud/Nord ou d’y rester. Choix irrémédiable, d’où le nom de ce pont. On y est passé en bus et malgré ça, l’ambiance était comme lourde.



D'autant plus que non loin, une plaque commémore deux soldats sud-coréens tués en 1979. Jusqu’à cette date, soldats sud et nord-coréens étaient libre de circuler dans JSA, il n’y avait pas encore la ligne infranchissable comme aujourd’hui. Un jour, le côté sud décida de couper un arbre qui leur cachait la vue d’une petite base nord-coréenne. Les soldats nord-coréens n’ont pas apprécie la chose et ont attaqué les soldats en train de couper l’arbre. Deux sont morts. Depuis, la JSA est strictement séparée et plus aucun contact n’est possible entre les soldats des deux côtés du 38ème parallèle.
Après ça, nous sommes allés profiter de la vue sur la Corée du nord à l’observatoire Dora. La vue en question, c’est principalement celle de montagnes nues. Là-bas, ils ont encore besoin de beaucoup de bois. Si en Corée du Sud, les montagnes sont le royaume d’arbres en tous genres, il n’y a plus de forêts en Corée du Nord et c’est très impressionnant. De l’observatoire, on voit aussi de plus près les maisons inhabitées, le gigantesque drapeau de la Corée du Nord. On aperçoit aussi Kaesong, le complexe industriel où des entreprises sud-coréennes font travailler des nord-coréens à bas prix. « Premier pas vers la réunification », « Echanges économiques »… Hum. Cette vue sur la Corée du Nord est des plus tristes…

Suite à ça, on a été manger sans grande faim.
Puis, nous sommes descendus dans le troisième tunnel que les sud-coréens ont découvert. Les nord-coréens l’avaient construit de façon à pouvoir atteindre la Blue House (là où réside le Président de la Corée du Sud) en une heure. Ils l’avaient peint en noir pour que, si le tunnel était découvert, les sud-coréens croient à une ancienne mine de charbon. Plutôt drôle lorsqu’on sait qu’il n’y a pas une mine de charbon dans les environs. Marcher dans ce tunnel à 350 mètres de profondeur était impressionnant. Quatre tunnels du genre ont été découverts, et il y en aurait bien plus encore.
Et c’est par ce tunnel que ma visite de la DMZ s’est achevée. Les montagnes de Corée du Nord m’ont effrayées, cette zone où militaires et animaux sauvages sont rois m’a rendue triste. Et le petit film pro-réunification n’a pas réussi à me convaincre.
Mais je me félicite d’y être allée, vraiment. L’atmosphère y est définitivement pesante et ce n’est pas à travers des films et des photos qu’on s’en rend compte.

Histoire de retrouver le sourire, j’ai croisé Jin-joo et Jarrett sur le chemin du retour et suis allée acheter un livre avec des bons cadeaux qu’on m’a offert pour un article écrit dans le journal de l’école.
Le livre, je l’ai dévoré dans le bus hier et aujourd’hui. Car j’étais à nouveau sur la route, à traverser la Corée jusqu’à Haeinsa. Ce temple magnifique est le deuxième plus grand temple de Corée et abrite les Tripitaka Koreana, 8000 plaques d’imprimerie en bois, rassemblant les écritures Bouddhiques. Préservé de façon très scientifique, elles sont intactes malgré le feu qui a ravagé plusieurs fois le temple.





J’ai effectué dans ce temple mon dernier temple-stay, en compagnie de quelques étrangers –dont Jarrett- et de Coréens –dont Son-kyoo.
Une fois de plus, j’ai savouré les cérémonies du soir et du matin, les très beaux chants des quatre-vingts moines réunis, le son du moktak dans la nuit, les 108 bows a un rythme des plus soutenus...













Retour sur Séoul ce soir, comme étourdie par cette semaine de vadrouilles.
Demain, derniere journée à Séoul avec Jin-joo!

Puis à partir de mardi, commencent dix jours avec BroSis. Il s’agit d’un projet sur le développement durable organisé par Séoul et l’Unesco. 40 jeunes venant de tous les coins du monde ont été invités pour débattre et proposer des solutions sur des sujets précis. Le tout sur fond de développement durable. Je vais bosser sur les transports. A suivre!

dimanche 22 juin 2008

Gyeongju

Trois jours à poser pour l'oncle de Jin-joo, sous un grand soleil qui s'est vite éclipsé pour faire place à la pluie et au brouillard. Ces trois jours furent une plongée jusqu'au Royaume Shilla, dont Gyeongju était la capitale.
Au programme donc : balade entre les tombes des Rois, aperçu du premier observatoire d' Asie, le temple Bulguksa, et randonnées à travers des montagnes verdoyantes où se nichent de petits temples, des pagodas et de grands Bouddhas taillés dans les rochers.
Une chambre à vider m'attend alors contentez-vous de quelques images et du trop peu d'explications. Après tout, le retour et de longs récits, de si beaux souvenirs plein la tête, approchent bien vite...

Première image, celle de petits vieux s'occupant de leur jardin : plantation d'haricots.



Jin-joo et les halmonis.



La plus grande tombe.







Parc Tumuli, où ont été enterrés les cinquante-six rois du Royaume Shilla.





Balade du soir, dans un palais entièrement détruit par les Japonais. Quelques pavillons ont été reconstruits.





Un -trop- petit somme plus tard, nous voilà partis arpenter les monts Namsan de Gyeongju. Malheureusement, la pluie et les rochers glissants ont eu raison de notre bonne volonté et nous sommes redescendus bien plus tôt que prévu. Mais non sans un passage à Jillbulham, où une nonne nous a offert un thé. Grand sourire et yeux emplis de sagesse...





Jillbulham















Nous sommes redescendus complètement mouillés... Des moines nous ont a nouveau offert le thé alors qu'on demandait seulement à utiliser leurs toilettes! Conversation très sympa avec eux, le temps de se réchauffer.



Ensuite, on s'est baladé autour d'un étang couvert de fleurs de lotus. Un pavillon en bois avait été construit au bord de l'eau et paraissait en complète harmonie avec la nature. Plus loin, un autre petit temple nous a ouvert ses portes... Mais j'avais oublié mon appareil dans la voiture, photos de Jin-joo à venir!

Bulguksa





Trésors nationaux.













Onni



Les photos étaient strictement interdites -des adjumas hurlaient à la vue d'un appareil- mais sachez que les Bouddhas et Boddhisatvas de Bulguksa sont magnifiques et, pour certains, uniques.
Nous sommes ensuite allés voir les ruines d'un temple, lui aussi détruit par les Japonais. Il y subsiste deux pagodas, mais elles étaient en re-construction.
Après cette bien longue journée, petit dîner et repos...

Réveil à six heures le lendemain! On espérait très fort que la pluie stoppe mais rien à faire, la saison des pluies a vraiment commencé et elle ne s'arrêtera qu'au mois de juillet...
Au lieu de randonner dès 7 heures, nous sommes d'abord allés se détendre dans des bains où l'eau venait des montagnes. Puis à 9 heures, malgré le ciel plus que menaçant, nous nous sommes décidés à partir et à traverser Namsan, pour de bon cette fois.

Forêts de pins, de bamboos, nuages accrochés aux pans des montagnes, petit temple, Bouddhas et pagodas... Atmosphère mysterieuse et fantastique!



Tombes aux pieds des montagnes.



Bouddha sans tête, retrouvé enfoui dans le sol.





Les lèvres de cette Boddhisatva étaient peintes en rouge et si on plisse un peu les yeux, on en voit encore une trace!



Deux grands Bouddhas accompagnés de deux Boddhisatvas de chaque côté sont gravés dans ce grand rocher.





Petit temple. On en entendait les chants et le bruit du moktak depuis un moment déjà...















Le deuxième plus grand Bouddha de la région!







Cette pagode est considérée comme celle représentant le mieux la periode Shilla.







Traversée d'une forêt de bamboos.



Descente le long de la rivière.







Uu repas chaud dans le ventre, petit aperçu de l'observatoire inventé par la Reine Seundok.



Retour sur Seoul, l'esprit tout aux montagnes et aux tresors croises sur le chemin...

dimanche 15 juin 2008

Kil-sang-Sa, Sara, et le bonheur des petites soirées estivales...

Un week-end studieux malgré le soleil, un article de rédigé, mon bouquin de Coréen grand ouvert, et une plongée dans les Corées des années 1980...

Mais l'envie d'été était décidément trop forte et samedi j'ai été cherchée Sara pour la sortir de son bureau. Sara travaille à l'IICE, qui s'occupe des relations internationales de la fac. Donc du S-Café, des étudiants étrangers, de la summer school, etc. Autrement dit, je suis tous les jours à son contact. Je lui donne aussi des cours de français le matin, lorsque le réveil n'est pas trop douloureux et qu'elle n'a pas trop de boulot.
Bref Sara est devenue une bonne copine ici et on a vite réalisé qu'on se ressemblait pas mal, ce qui donne lieu à de bien longues, mais passionnantes, conversations!

Ayant le même intérêt pour le Bouddhisme, nous sommes toutes les deux allées à Kil-sang-sa, un temple qui surplombe un quartier très calme de Séoul -si si, il y en a. Un grand jardin entoure Kil-sang-sa, et de petites cabanes s'égrennent sur le chemin. Les moines peuvent s'y isoler et méditer. C'est un temple un peu trop neuf, mais l'atmosphère y est paisible et bien agréable.
Après un peu de méditation et un "meshil", thé froid délicieux, nous nous sommes baladées un long moment autour du temple, avant de...







... finalement redescendre vers la ville, pour s'arrêter dans un petit restaurant et y dîner. Seules sur le balcon du restau donnant sur un petit jardin zen, on s'est régalé de mandous nord-coréens, des petits chaussons fourrés de tofu et de viande assaisonée.

Douce soirée d'été en avance, rires et bavardages à n'en plus finir... Elle va me manquer!



mardi 10 juin 2008

Du temps et des manifs

Le temps passe de plus en plus vite, impression bizarre que l'on me joue un tour. Plus le départ approche et plus les week-ends défilent sans que je m'en rende compte alors que j'aimerais savourer plus lentement chaque moment... C'est qu'à vouloir profiter de tout et de chaque "dernière" expérience ici, je ne me pose pas une seconde. Entre les dîners entre amis, les cours de français qui s'achèvent, les exams, les poses photos pour l'oncle de Jin-joo, et les part-time jobs qui s'improvisent -comme aujourd'hui au salon de l'environnement à faire la potiche derrière un stand-, je n'ai pas beaucoup de temps. Mais je profite et fais tout cela avec plaisir, sans me poser beaucoup de questions et sans trop anticiper le retour. Alors finalement tant mieux.

Cette course contre le temps se joue sur fond de grosses manifs en Corée. Depuis quasiment un mois, Gwangwamun est la scène de rassemblements et de slogans politiques contre un accord signé au mois d'avril avec les Etats-Unis. Cet accord permettait aux Etats-Unis d'importer de la viande en Corée, sans aucune considération pour l'âge des animaux. Sachant qu'après 30 mois, les risques de maladie de la vache folle sont plus importants, les partis de l'opposition et des organisations de citoyens ont commencé à se rassembler pour manifester. Et ce soir, ils sont plus de 600 000 à manifester à Séoul. Le centre de Séoul et les environs de Chongwadae -la Blue House, maison du président- sont bouclés 24H/24... Grosse crise politique et 10 proches de Lee Myung-Bak sont sur le point de démissionner. Les manifestants paraissent plus déterminés que jamais. A travers ces gigantesques rassemblements quotidiens, ils expriment leurs angoisses face à une libéralisation qui leur échappe, et surtout face au KOR-US FTA signé un peu trop vite. Lee Myung Bak, adulé au mois de décembre, est aujourd'hui détesté. Sa manière de gouverner, à la manière d'un chef de Chabol -ce qu'il était auparavant-, ne plaît pas à grand monde...

Voilà, ces quelques mots le temps d'une pause. Je file!

lundi 2 juin 2008

Andong

Il y a quelques semaines, lorsque l'oncle de Jin-joo m'a proposé de poser pour lui dans un village traditionnel, j'ai évidemment accepté. Non que j'adore être prise en photos, mais Andong, je voulais absolument y aller. Et puisque tout était à ses frais, difficile de ne pas sauter sur l'occasion. Sans compter que l'oncle en question sait plein de choses et qu'il les raconte avec art. Bref, un monsieur passionnant que j'écouterais pendant des heures sans me lasser.

Nous sommes donc arrivés à Andong samedi soir. Là-bas, nous avons fait la connaissance de la propriétaire, une adorable mamie, qui nous a fait visiter les lieux. Sa maison est un vrai hanok, jamais retapé, mais encore en très bon état. Deux petites chambres nous attendaient et nous n'avons pas tardé à nous y endormir, pour un réveil bien matinal au son des chants de coqs et d'oiseaux...
Nous avons commencé les photos à six heures, pour profiter du calme du village déserté et de la lumière du matin.

La partie du hanok où Jin-joo et moi avons dormi.



Premières photos le long des champs de riz au bout du village.



Le village

















Chaussures traditionnelles.







Ce village était un village de yangban -nobles-, celui de la famille Ryu. On trouve donc à Andong plusieurs seowons, des endroits où ces nobles enseignaient et méditaient.





Les pieds dans la rivière qui entoure le village.



Retour au hanok pour un petit déjeuner des plus copieux, préparé par notre hôte.



La partie centrale du hanok.



Vingt minutes de repos et les photos reprennent. Balade dans le village.

Arbres à voeux et statue chamane.





Traversée de la rivière en barque, petite marche à travers le bois et vue sur le village.



Petite pause dans le seowon voisin...



Jin-joo et sa tante.



Le photographe.



Au village à nouveau.



Après un au-revoir à notre almoni (grand-mère),



et quelques kms plus loin, nous avons été faire des photos dans un autre seowon, Boyeongsan seowon.

Salle de classe.





La bibliothèque.



Vue sur les montagnes, de l'endroit où les étudiants écrivaient leurs poèmes.



Le besoin d'une pause déjeuner se faisant bruyamment entendre, nous sommes allés dans le centre d'Andong manger la spécialité du coin : du poulet, des nouilles et des légumes. Le tout noyé dans un sauce épicée mais délicieuse...

A une petite d'heure d'Andong, se trouve un des quatre plus beaux temples de Corée : Boosoksa. La légende dit que si jamais un grand maître n'a pu résider à Boosoksa, c'est parce que la vue est trop belle et le jardin trop agréable pour pouvoir s'y concentrer et méditer...

















La partie principale du temple, la plus vieille, qui daterait de plus de 800 ans.



S'y trouve le Bouddha Amithaba, celui qui veille sur les morts. D'habitude, on trouve toujours le Bouddha Sakyamuni dans les temples, mais Boosoksa fait partie d'une branche spéciale du Bouddhisme Coréen et les moines y prient Amithaba.
A 19 heures, les moines ont fait sonner le tambour, le nuage de fer, le poisson en bois et le gong. Puis le moktak a résonné et les chants se sont fait entendre. Echo et vue magnifique sur les montagnes alors que le soleil se couche doucement. Moment inoubliable...











Voilà une journée superbe dont on revient l'esprit ailleurs, pas encore prêt à retrouver Séoul et le campus. Faire la pose n'a franchement pas été difficile et écouter Imo-Boo nous raconter Andong, Boosoksa, leurs légendes et anecdotes, a été un vrai bonheur. Vivement la prochaine séance photos, à la mi-juin et à Gyongju cette fois!

mercredi 28 mai 2008

Suzhou

J'ai passé une journée fantastique à Suzhou, en vélo le long des canaux et émerveillée devant des jardins magnifiques. Marco Polo déclara un jour que Suzhou était l'une des plus belles villes de Chine. Cette cité marchande présentait alors des maisons chaulées, des canaux bordés d'arbres et de somptueux jardins. Il s'agit aujourd'hui d'une agglomération entourée de tours et d'usines mais elle a gardé son charme. Suzhou est celèbre pour ses jardins. Sur les centaines qui existaient autrefois, seule une poignée subsiste, certains vieux de plus d'un millénaire. Ces jardins, combinaisons de rochers, d'arbres et de pavillons, reflètent le goût des Chinois pour l'équilibre et l'harmonie.

La pagode du Temple du Nord, la plus haute du Yangzi.





Le Jardin de la Politique des Simples, aussi appelé Jardin de l'Humble Administrateur. Très impressionnant, il couvre 5 hectares et date du début du XVIème siècle. Il renferme des ponts en zigzag, des pavillons, des bosquets de bambous et des étangs où poussent des lotus.













































Le long des canaux...



















Jardin du Couple, plus petit et en retrait des circuits touristiques, donc bien plus calme...

















A la sortie du jardin, pousse-pousse endormi







Mon vélo!





Porte entre-ouverte, photo volée. Deux mamies sont ensuite sorties pour me parler, comme d'autres petits vieux l'ont fait sur le chemin... Des rencontres inoubliables, pleine de sourires malgré la barrière de la langue.















Erigées sous la dynastie Song du Nord par des candidats aux examens impériaux qui souhaitaient ainsi rendre hommage à leurs professeurs, ces pagodes à sept niveaux se dressent au coeur d'un beau jardin aux sculptures de pierre...













Quelques canaux plus loin, voici le jardin du Maître des Filets. Il s'agit du plus petit jardin de Suzhou mais aussi le mieux préservé du lot. Aménagé au XIIème siècle, puis laissé à l'abandon, il fut restauré au XVIIIème siècle par un fonctionnaire à la retraite devenu pêcheur.























Et ce jardin fut le dernier de la journée, puisqu'il a quand même fallu que je me mette à la recherche de la billetterie ferroviaire. Ce qui n'a pas été facile, une dame très sympa m'a alors accompagné pendant 25 minutes. Comme je ne sais presque dire que "merci" en chinois (xiexie), je sortais un "xiexie" assorti d'un grand sourire toutes les trois minutes... Arrivée à la billetterie, je n'avais pas assez d'argent et j'ai cru que je n'allais jamais pouvoir partir de Suzhou et prendre mon avion le lendemain, mais la gentillesse du petit monsieur m'a sauvée! Ensuite, j'ai rendu mon vélo et me suis dirigée vers la gare. Epuisée, mais très heureuse et de si belles images plein la tête...

Shanghaï

Cinq jours là-bas et une envie satisfaite, mais loin d'être rassasiée : une fois les pieds posés en Chine, j'ai l'impression qu'il est difficile d'en partir. Mais comme il faut parfois se contenter du "peu", je reviens de Shanghaï et Suzhou des étoiles plein les yeux et heureuse de ce petit voyage que je m'apprête à vous conter...

Après avoir posé mon sac à l'auberge de jeunesse et demandé quelques infos, je suis partie longer le Bund (Waitan), un terme anglo-indien, qui désigne un quai sur une rive boueuse. Emblématique de Shanghaï, le Bund constitue une vue grandiose. Pour les Européens, il était jadis l'avenue boursière de Shanghaï, où se faisaient et défaisaient les fortunes. Désormais, ce sont des foules de touristes, Chinois et étrangers,, qui passent devant les portes de ces somptueux édifices et contemplent Pudong depuis la promenade longeant le fleuve. D'un côté, les vestiges d'un passé, mélange de néoclasicisme new-yorkais des années 1930 et d'architecture monumentale antique, et de l'autre, la géométrie futuriste de Pudong.

Dans une rue perpendiculaire au Bund





Pudong





C'est de cet hôtel (à gauche, les Broadway Mansions) que le Foreign Correspondents' Club a pu, grâce à la vue imprenable, décrire le bombardement japonais de la ville en 1937. Il servit ensuite de quartier général à l'armée japonaise durant la Seconde Guerre mondiale.



Un peu plus tard dans la soirée



Le lendemain matin, déambulations dans la vieille ville, non loin du jardin Yu. Avec ses recoins ombragés, ses étangs peuplés de carpes (poisson d'or, selon la traduction chinoise), ses pavillons, ses pins poussant dans la rocaille, ses bambous et ses bosquets de jasmin, ce jardin est l'un des sites que j'ai préferé. La famille Pan, riches dignitaires de la dynastie Ming, créa ce jardin, dont la réalisation demanda 18 ans (1559-1577). Il fut saccagé par les troupes françaises en représailles des attaques de Taiping contre la concession française lors de la guerre de l'Opium. Restauré, c'est un bel exemple de jardin Ming.

La vieille ville















Le jardin Yuyuan


































Ensuite, je suis allée me promener dans le quartier de la concession française, et plus précisément à Xintiandi, où plusieurs pâtés de maisons basses à shikumen du début du XXème siècle ont été joliment rénovées, avec une touche de modernisme.











Ces maisons shikumen constituent un style architectural unique. Elles ont été construites afin de loger les gens riches de Zhejiang et de Jiangsu qui se sont réfugiés dans les concessions étrangères de Shanghaï en 1853. Pour utiliser un espace restreint au maximum, les architectes se sont inspirés de l'architecture européenne et traditionnelle chinoise, typique de la région environnant la rivière Yangtze. En résulte une fusion de ces deux styles. Les maisons shikumen sont par la suite devenues très populaires à Shanghaï, où 60% des résidents y vivaient des années 1850 aux 1940's. L'une d'entre elle était ouverte. L'intérieur est à l'image de l'extérieur, une rencontre entre Orient et Occident.



Après cette visite, une autre a suivi, celle du site du premier congrès du PC, du 21 au 30 juillet 1930. 13 participants représentaient 53 membres du parti, dispersés dans tout le pays. C'est durant ce congrès qu'on été adoptés le Programme du Parti et la Résolution sur le travail du Parti, qu'ont été élus les leaders du Parti, et qu'a été proclammée la naissance du Parti Communiste Chinois.

Ensuite, je suis allée déjeuner en attendant Hyo-jin. J'ai tenté la petite cantine de rue, là où les nouilles attendent d'être mangées dans une bassine posée par terre et où les "cuisiniers" n'ont pas 12 ans. Evidemment, ces gosses m'ont regardé avec des yeux plein d'incompréhension, mais m'ont finalement servi des nouilles dans un bol en plastique, qu'ils m'ont regardé manger en rigolant. Petit moment de solitude, assise sur ma chaise en plastique et essayant tant bien que mal de sourire tout en avalant bien-vite-et-en-pensant-à-autre-chose!







J'ai été super contente de tomber dans les bras de Hyo-jin une heure plus tard. Ca m'a fait tellement plaisir de la revoir! Elle m'a emmenée dans le centre artistique de Taikang Lu. Galeries d'art, cafés et boutiques se regroupent au bout d'une ruelle et un entrepôt adjacent abrite des ateliers de créateurs, et des boutiques de déco.













Après un thé et de longues conversations, nous sommes allées manger. Deux pots de soupe bouillaient sur la table et nous y avons ajouté la viande, les légumes verts et les champignons, à tremper par la suite dans une sauce aux cacahouètes... Un délice!



Puis balade digestive sur Nanjing Donglu, considérée comme les Champs Elysées chinois. Piétonnière, cette artère commerçante à l'activité frénétique s'illumine à la nuit tombée et possède plusieurs bâtiments historiques.









On y a rencontré des centaines de Chinois, agitant leurs drapeaux, des stickers rouges en forme de coeur sur les joues. Ils se préparaient à acclamer la flamme olymique, dans les rues de Shanghaï le lendemain.







Alors qu'on se baladait, petit sourire en entendant parler Coréen, chose finalement peu surprenante à Shanghaï. Quelques minutes passent et Hyo-jin réalise qu'ils sont de Corée du Nord. On n'a pas résisté à la tentation d'aller leur parler, vraiment surprises de les voir faire du lèche-vitrine à Shanghaï, leur pins Kim Il Song à la chemise. Souriants, ils nous ont accordés quelques mots, posé des questions, pris des photos de nous et s'en sont allés après nous avoir dit être en business trip.

Le lendemain, la journée a commencé par quelque temps passé dans le Temple de Jade. Bâti entre 1911 et 1918, il compte parmi les rares sanctuaires bouddhiques en activité à Shanghaï.













La salle des Empereurs du Ciel renferme une statue du Bouddha riant dos à dos avec Weituo, le gardien du Bouddhisme.









La salle du Grand Trésor, où les fidèles viennent prier les Bouddhas du passé, du présent, et du futur assis sur des trônes magnifiquement sculptés.





Pièce maîtresse, le Bouddha de jade, une statue vert pâle haute de 1,90m, se tient à l'étage. Selon la légende, Hui Gen, un moine de Putuoshan, aurait rapporté cinq Bouddhas de jade de Birmanie, et aurait sollicité des dons pour leur édifier un temple.





La statue couchée d'un Bouddha de jade





Non loin du temple (enfin c'est ce que je croyais, 45 minutes de marche sous un soleil de plomb à 12h m'ont prouvé le contraire!), se trouve un entrepôt désaffecté où des dizaines de galeries et d'ateliers d'artistes ont pris place, le 50 Moghanshan Lu. Je me suis régalée d'art contemporain chinois, que j'aime beaucoup.







Quelques heures plus tard, j'ai finalement retrouvé Hyo-jin et nous sommes parties nous balader dans le parc Lu Xun. Un parc "habité", qui prend vie grâce à de petits groupes qui y font de la musique, dansent et chantent. D'autres bavardent, pendant que certains dorment ou s'exercent aux arts martiaux...













Balade dans la rue culturelle Duolun. Cette rue, bordée de maisons anciennes restaurées, fut autrefois habitée par plusieurs écrivains chinois renommés et des généraux du Guomintang. Elle est aujourd'hui jalonnée de boutiques de fournitures artistiques, de galeries et de librairies, de salons de thé, ainsi que des statues des écrivains Lu Xun et Guo Moruo.









Une église, au style pour le moins contrasté







La journée s'est achevée par un petit dîner trop bon : de la viande très tendre, du riz frit, et des endives grillées dans une sauce un peu sucrée...

Le lendemain, en attendant Hyo-jin pour déjeuner, je me suis baladée sur la place du Peuple, un immense parc bordé par le musée de Shanghaï, le Grand Théâtre et le Centre d'Exposition de l'urbanisme de Shanghaï (que je n'ai pas eu le temps de visiter!).



Dans le parc, de curieuses petites annonces de célibataires en mal d'époux ou d'épouses sont affichées...



Un peu plus loin...



Découragée par la queue devant le musée du Shanghaï, qui avait l'air génial, je me suis dirigée dans une partie de la concession française que je ne connaissais pas. L'architecture y est vraiment intéressante, les édifices Art Déco donnant un grand charme au quartier.





Mais cette enclave reste très bourgeoise, et j'en suis partie plus vite que prévu. Pour changer radicalement d'atmosphère puisque je suis allée au Centre de l'affiche de propagande, qui possède une collection de 3000 affiches originales des années 1950 à 1970, âge d'or de la propagande maöiste. Installé au sous-sol d'un immeuble en plein quartier résidentiel, ce petit musée a des allures d'endroit secret qui a été bien difficile à dénicher. Mais sa collection m'a vraiment impressionnée.





Une affiche représentant la Chine au secours de la Corée du Nord pendant la Guerre de Corée.









J'ai finalement retrouvé Hyo-jin ensuite, et nous sommes allées nous délecter de dumplings dans la rue des snacks, réputée, et à juste titre!







Quelques heures plus tard, nous voilà au Shanghaï Centre Theatre pour un spectacle d'acrobatie fantastique. Les troupes d'acrobates de Shanghaï comptent parmi les meilleurs du monde et nous n'avons pas été déçues. Mais les photos sont franchement nulles alors vous n'aurez qu'à imaginer les pyramides de chaises, les petites acrobates qui s'envolent si haut sans trembler, le monsieur et ses roues sur un fil, sans oublier celui qui faisait danser sur sa tête un pot en céramique... Bref, retour à l'auberge le sourire aux lèvres en repensant à ce spectacle, similaire à ceux qui me faisaient rêver lorsque, petite, je les regardais à la télé...

lundi 12 mai 2008

Buddha's birthday

En images!

A Jogyesa, le plus grand temple de Séoul.















Faire sonner le gong, et les erreurs commises s'effacent...



Verser de l'eau sur la tête de Bouddha enfant, pour clarifier son esprit.





Ensuite, je suis allée dans un autre temple de Séoul, à Bongeunsa, avec la tante de Jin-joo et sa famille, Jin-joo et Jarrett. On a assisté à la cérémonie du soir, où les moines frappent le tambour (réveiller les animaux), un nuage en fer (les oiseaux et tout ce qui vit dans l'air), le gong (les hommes), un poisson en bois (les poissons et tout ce qui vit dans l'eau). Très impressionnant! Puis, les lanternes se sont toutes allumées... Moment magique!



























Journée empreinte de spiritualité (malgré la foule!) et de lanternes multicolores... Je m'endors la tête pleine de ces belles images, de ces chants magnifiques, et au bruit du moktak...

dimanche 11 mai 2008

De passage à Busan

Situé au sud-est de la Corée, Busan est le plus grand port et la deuxième plus grande ville de la péninsule.
J'y ai posé les pieds vendredi en début d'après-midi et ai commencé par grimper en haut de la tour du parc Yongdusan. Vue sur le port, la ville et les montagnes qui l'entoure. Le port est vraiment gigantesque et observer pendant de longues minutes tous ses bateaux qui le quittent ou y rentrent est impressionnant.









Je suis ensuite allée m'aventurer dans un marché traditionnel. Seule étrangère dans les dédales de ce marché, certains marchands ne m'ont franchement pas regardé avec chaleur et j'ai mis un peu de temps à comprendre le dialecte de ceux qui m'ont abordés mais comme toujours, j'ai adoré cette ambiance!

















Après avoir perdu un peu de temps à retrouver le chemin du métro, je suis allée longer la plage Gangwan-ri, qui fait face au pont Gangwang. Le vent soufflait fort...







Balade rafraîchissante donc et lorsqu'elle a commencé à l'être un peu trop, j'ai filé passer une bonne heure dans le plus grand jimilbang d'Asie. Bains salés, bains d'huile, brûlants ou glacés, saunas... Le tout dans un décor luxueux, le bonheur!
Tant est si bien que je n'ai pas vu l'heure passer et il m'a fallu courir pour rejoindre San-kyu, qui, tout juste arrivé de Séoul, commencait à s'inquiéter de mon sort. Nous sommes allés chez lui, où sa mère nous avait cuisiné un repas délicieux... J'avoue avoir été ravie de ne pas trouver de mini-poulpes vivantes sur la table! Nous avons ensuite discuté tout un moment avec ses parents et sa grande soeur, l'occasion de parler Coréen et d'en être enfin fière! J'ai vraiment progressé et ça m'a fait très plaisir de pouvoir communiquer avec eux.

Après une bonne nuit, nous avons passé la journée d'hier à se promener dans Busan avec un copain de Sankyu. La tempête s'était invitée à notre balade. Nous sommes allés dans un coin de Busan, sur les hauteurs, pour regarder une mer démontée s'écraser sur les rochers. Il ne faisait vraiment pas beau, mais j'aime beaucoup la mer dans cet état là...





Mes guides!



Après cette petite balade, et un bon déjeuner, nous sommes allés au marché de Jagalchi, the "world famous fish market" de Busan.

Le ton est donné...



Fille de poissonnier, toutes ces petites bêtes ne m'étaient pas inconnues mais je suis quand même allée de surprises en surprises. San-kyu et son pote ont été des guides hors-pairs.

Les coquillages à gauche sont ceux qui m'ont rendu malade la semaine dernière et les choses bizarres au milieu sont des muscles vivants qui vivent sous le sable. Mmmm...



Au repos...



Serpents de mer





L'assiette à droite est pleine d' escargots de mer, cuits.



Enormes noix de saint Jacques...



Petits requins



Poissons séchés!





En sortant du marché, sur le port.





Dents de baleine!



Après cet épisode culinaire, nous sommes allés nous perdre dans le plus grand marché à hanboks de Corée. J'ai failli craquer... et ce n'est que partie remise!
Ensuite, nous sommes allés visiter Beomosa, fierté de Busan et un des plus grands temples de Corée. Tout décoré et fin prêt pour l'anniversaire de Bouddha demain, ça a été un vrai plaisir de s'y promener. San-kyu est Bouddhiste et a pu m'expliquer plein de choses que je ne savais pas encore, comme le rôle des quatres Bouddhas que l'on trouve à l'entrée, le sens de quelques symboles, etc.

Lanternes et pagode aux sept histoires, en réference à la vie de Bouddha.



Un des quatres gardiens du temple.









Je n'ai pas pris beaucoup de photos, comme charmée par l'atmosphère calme du temple...

Un peu fatigués par cette journée à marcher dans le vent, nous sommes rentrés nous régaler d'un dîner bien copieux et de programmes télé. C'est à ce moment-là que le soleil a décidé de pointer le bout de son nez et le ciel de se dégager. Sa soeur sous le bras, nous sommes donc resortis, pour une balade le long de la plage Haeundae, toute illuminée, et animée par des jeux d'enfants et de petits feux d'artifices... Ambiance soirée estivale...





Et puis ce matin, debout 6 heures, train à 7 et l'envie de rentrer en moins...
Depuis, j'ai donné mes cours de français et passé une soirée plus qu'agréable chez la tante de Jin-Joo. Demain, je passe la journée au temple pour l'anniversaire de Bouddha. Heu-reuse!

mardi 6 mai 2008

Cap au sud

Départ tôt samedi matin, sous un beau soleil... Première direction : Wando, une île tout au sud de la Corée.
Après six heures de bus, nous en avons pris un autre pour visiter un village traditionnel au bord de la mer. En partie reconstitué, il a servi de décor à une série TV très connue. La vue sur la mer est imprenable.













En chemin vers le port, les bras chargés de victuailles.





Le port.



Photo de groupe devant le bateau qui nous a mené jusqu' à Bogildo, une autre petite île.





Vue sur les pêcheries.













Et pendant ce temps, à l'intérieur...





Arrivée à Bogildo, et découverte de la maison louée, traditionnelle -hanok- et très sympa. Un délicieux barbecue dans le jardin en compagnie de nos hôtes a clôturé à merveille cette journée...







Patates douces cuites sur le feu, un délice!



Le lendemain matin, Jin-Joo, Madji et moi nous sommes levés à six heures pour le lever du soleil sur la plage de galets. Bon, on l'a raté de quelques minutes mais c'était tout de même beau...





L'atmosphère sur la plage à cette heure matinale était assez géniale : un couple de vieux vendaient des algues séchées, une mamie ses légumes...









Les autres dormaient encore au retour de la plage. Petite discussion avec nos hôtes qui partaient pêcher, puis balade autour de la maison en attendant le p'tit dèj.









Le p'tit dèj d'Ayana, Ayano, Tomoko et Youka.



Balade dans le jardin d'un noble de la dynastie Joson. Il y invitait des poètes pour méditer tous ensemble.









Ruines, au détour d'une promenade.









Nous avons ensuite déjeuné sur le port. La spécialité : des fuits de mer, appelés abalone en anglais. J'ai donc goûté à un porridge d'abalone, que j'ai trouvé très bon. Je n'aurai pas dû, car j'ai été malade toute la soirée, la nuit, et la matinée du lendemain! Mais comme il a plu, je n'ai rien loupé... Nous sommes restés à la maison (aux toilettes pour moi), à jouer aux cartes et au go-stop, le jeu de cartes national que je maîtrise presque parfaitement (j'ai quand même réussi à participer à une partie sur deux) désormais! Bref, une bonne soirée malgré tout. Bavardages, jeux, viandes grillées et soju pour les autres... Eclats de rire dans tous les sens.

Le lendemain matin, nous avons repris le bateau pour Haenam, la ville la plus au sud de la péninsule.

















Ensuite, nous avons pris le bus pour quitter le port et se diriger en direction de Daehengsa, un temple très connu pour avoir résisté aux Japonais lors la colonisation. Beaucoup de temples Bouddhistes ont été brûlés pendant cette période, mais celui-ci y a échappé.
Balade dans la forêt pour y arriver...





Madji, Ryota, et Sei



















Voeux à l'occasion de l'anniversaire de Bouddha lundi prochain.























Nous sommes ensuite retournés au village, puis au bus terminal pour sauter dans le bus, s'y endormir et se réveiller sous les néons de Séoul...

Voilà pour ce week-end plein d'air frais, qui a fait un bien fou. Trop bon de s'échapper de Séoul, traverser le pays et se balader dans cette campagne dépaysante où les habitants vivent dans des hanoks, portent des chaussures traditionnelles et parlent un dialecte que j'ai été loin de comprendre...

lundi 28 avril 2008

La flamme en Corée

Images du passage de la flamme olympique à Séoul, hier.

http://www.lemonde.fr/web/portfolio/0,12-0@2-3216,31-1039066@51-1020806,0.html

Protégée par 8300 policiers, son parcours a été moins mouvementé que dans d'autres endroits du monde, mais des voix ont tout de même réussi à se faire entendre, à travers bouteilles et morceaux de bois que des étudiants Chinois n'ont pas hésité à jeter -le gouvernement Coréen a d'ailleurs fait part à la Chine de sa déception face à ces "comportements radicaux".
Des voix se sont donc élevées contre la situation au Tibet et en Chine en général, mais aussi sur celle de Coréens du Nord renvoyés dans leur pays, qu'ils fuyaient, par le gouvernement Chinois. Beaucoup d'organisations en Corée du Sud se mobilisent pour dénoncer cette situation où, de retour en Corée du Nord, ces Coréens finissent leurs jours dans des prisons où les tortures sont quotidiennes.

La flamme était à Pyongyang aujourd'hui, où évidemment l'acceuil réservé à été bien chaleureux, des centaines de milliers de personnes agitant de petits drapeaux Chinois et Nord-Coréens, aux cris de "Bravo Pékin, bravo Pyongyang, vive les Jeux Olympiques!".

Tristes Jeux...

dimanche 27 avril 2008

National Museum of Korea

Un bâtiment immense et tout neuf, mais sobre et lumineux. Très bien fait, riche de trois étages étalant leurs merveilles, j'y suis restée près de six heures.

Le premier étage retrace l'histoire de la Corée depuis les premières traces d'hommes à l'unification des trois royaumes (676), en passant par la description des civilisations de chacun de ces royaumes, Shilla, Baekje, et Koguryo. Poteries et bijoux y sont déjà très fins. Toute une partie du premier étage est aussi consacrée au Hangeul (coréen), et à son histoire. Crée en 1443 par le roi Sejong, le coréen auparavant n'était qu'une langue orale que les Coréens écrivaient à l'aide des caractères chinois. Interdite par les Japonais lors de la colonisation, les Coréens en sont désormais très fièrs.

Au deuxième étage, je me suis baladée à travers une belle collection de calligraphies et peintures. Des explications montrent en quoi elles sont bien différentes de celles provenant du Japon et de la Chine. Une grande partie est aussi consacrée à des peintures Bouddhiques, dont une de neuf mètres de hauteur, utilisée pour les cérémonies extérieures. Des collections privées sont aussi exposées, on y trouve des meubles anciens magnifiques.

On retrouve Bouddha au troisième étage, via des scuptures épatantes. Le troisième étage est aussi celui des porcelaines, du céladon, d'objets en bronze. Une autre partie évoque l'art asiatique en général, avec notamment une collection géniale d'estampes Japonaises.


jeudi 24 avril 2008

Et pendant ce temps, en Corée du Nord...

http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2008/04/23/le-pam-redoute-une-nouvelle-tragedie-alimentaire-en-coree-du-nord_1037395_3220.html#ens_id=1031034

dimanche 13 avril 2008

Bouddha